Compteur de mots
Compter mots, signes et temps de lecture.
Texte
Traduire du texte en morse et inversement.
Un détail que la plupart des tables laissent de côté et qui existe pourtant.
L'alphabet morse international ne se limite pas aux lettres anglaises : il comporte des signes pour des lettres d'autres langues, et le É en fait partie.
Le É se transmet point, point, tiret, point, point, et c'est un caractère à part entière.
Les autres voyelles accentuées du français — à, è, ê, î, ô, ù — n'ont pas de code propre dans l'alphabet international et se transmettent comme les voyelles non accentuées.
Cela pose rarement problème, car le morse ne transmet pas la ponctuation fine et le contexte lève l'ambiguïté.
Le Ç n'a pas non plus de code dédié et se transmet comme un C.
Ce n'est pas un hasard si le français est représenté : le morse s'est diffusé en Europe continentale via une révision de l'alphabet original, et la France a été l'un des premiers pays à déployer un réseau télégraphique — avant même le morse, avec le télégraphe optique de Chappe, qui était déjà un système de codage à part entière.
Le code repose sur une logique temporelle, et la comprendre vaut mieux que mémoriser les signes.
L'unité de base est la durée d'un point. Un tiret dure trois unités.
Entre deux symboles d'une même lettre, une unité de silence ; entre deux lettres, trois ; entre deux mots, sept.
Ces silences ne sont pas un détail : qui ne les respecte pas produit quelque chose qui sonne comme du morse mais reste indéchiffrable.
La longueur de chaque signe suit la fréquence de la lettre : le E, le plus courant, est un point unique ; le Q, rare, compte quatre symboles. C'est une forme précoce de compression de données, un siècle avant la théorie de l'information.
La vitesse se mesure en mots par minute, sur la base d'un mot de référence long d'exactement cinquante unités.
Un procédé antérieur au téléphone qui n'a pas disparu.
En radioamateurisme, la télégraphie reste un mode actif, et les associations françaises l'entretiennent. L'épreuve de morse n'est plus exigée pour la licence depuis des années, mais le mode se pratique par goût et pour ses qualités techniques.
Et ces qualités sont réelles : il fonctionne avec très peu de puissance et reste lisible quand la voix a depuis longtemps disparu dans le bruit.
En navigation aérienne et maritime, les balises s'identifient encore par un indicatif en morse.
Le signal de détresse SOS — trois points, trois tirets, trois points — a été fixé comme signal international lors d'une conférence de 1906 et demeure universellement reconnu. Ce n'est l'abréviation d'aucune phrase : il a été retenu pour sa facilité d'identification.
En accessibilité, il existe un usage sérieux : une personne à mobilité très réduite peut écrire à l'aide d'un contacteur unique en morse, et c'est une méthode de saisie reconnue.
Et pour des enfants, c'est une bonne première approche de l'idée même de codage.
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Oui : point, point, tiret, point, point. C'est un caractère à part entière.
Elles n'ont pas de code propre et se transmettent comme les lettres non accentuées.
Une unité entre symboles, trois entre lettres, sept entre mots.
La longueur des signes suit la fréquence des lettres — une compression avant l'heure.
Rien. Il a été retenu en 1906 pour sa facilité d'identification.
Non.