Générateur de dégradés CSS
Dégradés linéaires, radiaux et coniques.
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Estimation des revenus publicitaires par RPM.
Trois sigles constamment confondus qui désignent des choses différentes.
| Sigle | Ce qu'il mesure |
|---|---|
| RPM | revenus pour mille pages vues |
| CPM | ce que paie l'annonceur pour mille impressions |
| CPC | ce qui est payé par clic |
| CTR | part des impressions qui reçoivent un clic |
Le RPM est celui qui compte pour estimer des revenus, car il relie directement le trafic à l'argent.
La formule est simple : revenus égalent pages vues divisées par mille, multipliées par le RPM. Avec 100 000 pages vues et un RPM de 4 euros, on obtient 400 euros.
Attention à une distinction : le RPM par page n'est pas le RPM par session. Si vos visiteurs consultent plusieurs pages par visite, le second est plus élevé, et comparer les deux mène à des conclusions fausses.
C'est la particularité européenne, et elle est structurelle.
La publicité personnalisée rapporte nettement plus que la publicité contextuelle, parce que l'annonceur paie pour la pertinence du ciblage.
Or en France, les traceurs publicitaires exigent un consentement préalable, et il doit être aussi facile de refuser que d'accepter. Une part de vos visiteurs refusera donc, et ce trafic sera monétisé en contextuel, à un tarif inférieur.
Ce taux varie fortement selon le public : il est nettement plus bas sur un site technique ou destiné à un public averti que sur un site grand public.
La conséquence est qu'un éditeur français avec le même trafic qu'un éditeur nord-américain gagnera moins, à thématique identique. Ce n'est pas un défaut d'optimisation, c'est le cadre.
Une bannière conçue pour maximiser artificiellement l'acceptation — bouton de refus caché, formulations trompeuses, motifs sombres — expose à une sanction, et les montants prononcés en France sur ce sujet sont considérables. L'arbitrage n'en vaut pas la peine.
Il existe une voie légitime : expliquer clairement à quoi sert la publicité pour financer le site. Une explication honnête améliore le taux d'acceptation davantage qu'un dessin de bannière tortueux.
Par ordre d'impact décroissant.
La thématique. Finance, assurance, droit, santé et logiciels professionnels se paient très au-dessus du divertissement, du loisir ou de l'actualité générale. L'écart peut atteindre un ordre de grandeur.
Le pays du visiteur. Le trafic français se situe dans la moyenne haute européenne, en dessous des pays nordiques, de l'Allemagne ou du Royaume-Uni, mais bien au-dessus de la moyenne des marchés francophones d'Afrique. Un site en français dont le lectorat est majoritairement hors de France aura un RPM très différent.
L'intention de recherche. Quelqu'un qui cherche à « souscrire » ou à « comparer les prix » vaut bien plus que quelqu'un qui cherche une définition.
Le format et l'emplacement. Les emplacements visibles sans défilement rapportent davantage, mais saturer la page dégrade l'expérience et, à terme, le référencement.
La saisonnalité. Le dernier trimestre concentre l'investissement publicitaire et le RPM monte ; janvier et février sont généralement les pires mois de l'année.
Et une mise en garde sur les estimations : tout chiffre de « RPM moyen » trouvé sur internet a une utilité limitée, parce que la moyenne mélange des marchés et des thématiques incomparables. Votre propre historique sur trois mois vaut infiniment mieux.
Notez enfin que ces revenus sont imposables et doivent être déclarés. Si l'activité est régulière, renseignez-vous sur le statut et les obligations qui s'y attachent.
Pages vues divisées par mille, multipliées par le RPM. Avec 100 000 pages et un RPM de 4 euros, 400 euros.
Le RPM est votre revenu pour mille pages vues ; le CPM est ce que paie l'annonceur pour mille impressions.
Oui, nettement. Le trafic sans publicité personnalisée est monétisé en contextuel, moins bien payé.
Non. C'est précisément ce que la CNIL sanctionne, et les montants prononcés sont importants.
Finance, assurance, droit, santé et logiciels professionnels, très au-dessus du divertissement.
Non.