Compresser une image
Réduire le poids des images.
Image
Rendre visages, plaques et données illisibles.
La France protège l’image des personnes sur deux fondements distincts, et beaucoup n’en connaissent qu’un.
Le premier est le droit à l’image, rattaché au respect de la vie privée par l’article 9 du Code civil. Toute personne dispose d’un droit exclusif sur son image : la diffuser sans son accord est une atteinte, y compris sans intention de nuire, et y compris si la photo est flatteuse.
Le second est le RGPD, puisqu’un visage reconnaissable constitue une donnée personnelle. Il faut donc aussi une base légale pour le traitement.
Les deux se cumulent. Une entreprise qui publie la photo d’un salarié sans autorisation peut se voir opposer les deux à la fois.
Il existe des tempéraments — les personnes non identifiables noyées dans une foule, l’illustration d’un événement d’actualité, les personnalités publiques dans l’exercice de leurs fonctions — mais ils sont d’interprétation stricte et ne couvrent pas une photo de groupe publiée sur un site d’entreprise.
Pour les mineurs, l’autorisation des deux parents est requise, et l’appréciation est plus sévère.
Une photo mise en ligne contient souvent plus d’informations identifiantes que son auteur ne le pense.
Les visages reconnaissables, pour les raisons ci-dessus.
Les plaques d’immatriculation, qui permettent de remonter à une personne et constituent donc une donnée personnelle. Sur une photo d’accident, de stationnement ou d’annonce automobile, elles se masquent.
Les numéros de rue associés à une plaque de nom de rue, les courriers avec nom et adresse, les écrans laissant voir des données ouvertes, les badges et porte-noms.
Sur une photo de document : coordonnées bancaires, numéro de sécurité sociale, numéro fiscal.
La différence de fiabilité est réelle.
Un flou léger peut être partiellement inversé. Sur un texte à possibilités limitées — une plaque, un nombre à quatre chiffres — il est possible, avec de la puissance de calcul, de retrouver l’original à partir d’une image faiblement floutée. Ce n’est pas théorique : des cas publiés l’ont démontré.
Un aplat uni ou une barre opaque sont en revanche fiables. Il n’y a plus d’information à exploiter.
Règle pratique : pour ce qui ne doit absolument pas être lu — un numéro, un nom, une adresse — utilisez un aplat. Pour rendre un visage méconnaissable dans une photo d’ambiance, un flou marqué suffit en pratique, à condition de le pousser franchement.
Vérifiez à taille réelle et non sur la vignette : ce qui paraît illisible en petit se lit souvent en zoomant.
Pensez enfin aux métadonnées : un visage flouté ne sert à rien si les coordonnées GPS du domicile restent dans le fichier. Retirez-les séparément.
En principe oui, sauf accord des personnes. Le droit à l’image et le RGPD s’appliquent tous deux.
Oui, elles permettent de remonter à une personne. Masquez-les avant publication.
Pour un visage, oui s’il est marqué. Pour des chiffres ou du texte, non : utilisez un aplat.
Un flou faible sur un contenu à possibilités limitées, parfois oui. Un aplat, jamais.
L’autorisation des deux parents est requise et l’appréciation est plus stricte.
Non.