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Salaire & Impôts
Du salaire brut au net, avec prélèvement à la source.
Avant 2019, l’impôt sur le revenu se payait l’année suivante. Depuis, il est retenu directement sur le salaire, ce qui a ajouté une ligne au bulletin.
Le « net à payer avant impôt sur le revenu » correspond à ce que vous perceviez autrefois : brut moins les cotisations sociales.
Le « net à payer » est ce qui arrive réellement sur votre compte : le précédent, moins le prélèvement à la source.
Le taux de prélèvement est calculé par l’administration à partir de votre dernière déclaration, et transmis à votre employeur. Vous pouvez le modifier depuis votre espace sur impots.gouv.fr : opter pour un taux individualisé au sein d’un couple, ou un taux neutre si vous ne souhaitez pas que votre employeur connaisse votre situation.
Une ligne « net social » figure aussi désormais sur le bulletin. Elle sert de référence pour le calcul de certaines prestations et ne correspond ni à l’un ni à l’autre des deux nets.
Les cotisations salariales représentent en général de l’ordre de 22 à 25 % du brut pour un salarié non cadre, un peu plus pour un cadre.
| Poste | Ce que c’est |
|---|---|
| Assurance vieillesse | retraite de base |
| Retraite complémentaire | Agirc-Arrco |
| CSG et CRDS | contributions sociales, en partie non déductibles |
| Assurance chômage | part salariale supprimée depuis 2018 |
| Complémentaire santé | mutuelle, employeur au moins 50 % |
| Prévoyance | obligatoire pour les cadres |
Deux lignes surprennent. La part salariale de l’assurance chômage a été supprimée en 2018 et remplacée par de la CSG : vous ne cotisez plus directement au chômage sur votre bulletin.
La complémentaire santé est obligatoire dans le secteur privé, l’employeur devant en financer au moins la moitié. Des cas de dispense existent, notamment si vous êtes déjà couvert par ailleurs.
Le brut affiché sur une offre d’emploi n’inclut jamais les cotisations patronales, qui représentent un coût supplémentaire important pour l’employeur.
Le treizième mois n’a rien d’obligatoire en France. Il dépend de la convention collective, d’un accord ou du contrat. Beaucoup de secteurs n’en versent pas.
Lorsqu’il existe, il est en général versé en novembre ou décembre, parfois lissé sur douze mois. Vérifiez ce point avant de comparer deux offres : un salaire sur treize mois n’est pas comparable à un salaire sur douze.
Attention aussi au calcul des congés payés : ils s’acquièrent à raison de 2,5 jours ouvrables par mois de travail, soit 30 jours ouvrables par an — ce qui correspond à cinq semaines et non à six.
Les tickets restaurant, l’intéressement, la participation et l’épargne salariale ne figurent pas dans le brut et modifient pourtant sensiblement ce que vous percevez.
Cette estimation repose sur les éléments saisis. Votre situation réelle peut différer selon la convention collective, un véhicule de fonction, ou des heures supplémentaires. Tout est calculé dans cette page.
Le net avant impôt, puis le net à payer après prélèvement à la source, retenu depuis 2019.
Oui, depuis votre espace sur impots.gouv.fr : taux individualisé ou taux neutre.
Plus directement : la part salariale a été supprimée en 2018 et remplacée par de la CSG.
Oui dans le privé, avec au moins 50 % à la charge de l’employeur. Des dispenses existent.
Non. Il dépend de la convention collective, d’un accord ou du contrat.
2,5 jours ouvrables par mois, soit 30 jours ouvrables — cinq semaines.