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Salaire & Impôts

Cotisations du micro-entrepreneur

Cotisations et impôt en micro-entreprise.

Ce que fait cet outil. En micro-entreprise, les cotisations sociales se calculent en pourcentage du chiffre d’affaires encaissé, sans déduction des charges réelles. L’impôt se calcule séparément, sur le chiffre d’affaires après un abattement forfaitaire qui dépend de l’activité.
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Comment utiliser Cotisations du micro-entrepreneur

  1. Saisissez votre chiffre d’affaires et le type d’activité.
  2. Indiquez si vous avez opté pour le versement libératoire.
  3. Consultez cotisations, impôt et revenu net.

Trois catégories d’activité

Tout dépend de la nature de votre activité, et les écarts sont importants.

Trois catégories d’activité
ActivitéAbattement fiscal
Vente de marchandises, hébergement71 %
Prestations de services commerciales50 %
Activités libérales34 %

L’abattement est forfaitaire : il est censé représenter vos charges, que vous en ayez ou non. Vous ne déduisez donc jamais vos frais réels.

C’est le point de bascule du régime. Si vos charges réelles dépassent l’abattement — ce qui arrive vite dans une activité nécessitant du matériel, des déplacements ou de la sous-traitance — la micro-entreprise vous fait payer de l’impôt sur un revenu que vous n’avez pas gagné. Le régime réel devient alors préférable.

Les taux de cotisations sociales diffèrent également selon la catégorie, et ont été modifiés plusieurs fois ces dernières années, notamment pour les professions libérales. Vérifiez les taux en vigueur auprès de l’URSSAF.

Le versement libératoire

Une option qui simplifie mais ne convient pas à tout le monde.

Elle permet de payer l’impôt sur le revenu en même temps que les cotisations, sous forme d’un pourcentage supplémentaire du chiffre d’affaires. Le taux varie selon l’activité.

Elle n’est ouverte que si le revenu fiscal de référence de votre foyer, deux ans auparavant, ne dépasse pas un plafond fonction du nombre de parts.

Elle est avantageuse si votre foyer est imposable. Elle est défavorable si vous n’auriez de toute façon pas payé d’impôt : vous payez alors un impôt dont vous auriez été dispensé.

Beaucoup de micro-entrepreneurs débutants avec un revenu modeste souscrivent cette option et paient sans nécessité. Faites le calcul dans les deux configurations avant d’opter.

Ce qui s’ajoute

Plusieurs postes ne figurent ni dans les cotisations ni dans l’impôt sur le revenu.

La cotisation foncière des entreprises est due chaque année à partir de la deuxième année d’activité, même sans local et même à domicile. Son montant dépend de la commune et une base minimale s’applique.

La TVA devient exigible au-delà des seuils de franchise en base. Le sujet a connu des annonces et des reports ; vérifiez les seuils applicables avant de vous en remettre à un montant mémorisé.

La protection sociale du micro-entrepreneur est plus faible que celle d’un salarié : indemnités journalières limitées, pas d’assurance chômage, retraite validée en fonction du chiffre d’affaires — un chiffre d’affaires trop faible ne valide pas quatre trimestres.

L’ACRE peut réduire les cotisations la première année sous conditions.

Ceci est informatif et ne constitue pas un conseil fiscal ; consultez l’URSSAF et impots.gouv.fr.

Questions fréquentes

Quel abattement s’applique à mon activité ?

71 % pour la vente, 50 % pour les prestations commerciales, 34 % pour le libéral.

Puis-je déduire mes charges réelles ?

Non, jamais en micro-entreprise. L’abattement est forfaitaire.

Quand quitter la micro-entreprise ?

Dès que vos charges réelles dépassent l’abattement forfaitaire.

Le versement libératoire est-il intéressant ?

Seulement si votre foyer est imposable. Sinon vous payez un impôt dont vous seriez dispensé.

Dois-je payer la CFE ?

Oui, à partir de la deuxième année, même sans local.

Est-ce que je valide mes trimestres de retraite ?

Cela dépend du chiffre d’affaires. Un montant trop faible ne valide pas quatre trimestres.