Formater du JSON
Mettre en forme, valider et replier du JSON.
Développement
Évaluer la robustesse d'un mot de passe.
Beaucoup de politiques internes appliquent encore des règles considérées comme dépassées.
La longueur est aujourd'hui le facteur principal. Une phrase de passe de quatre ou cinq mots aléatoires est plus robuste qu'un mot de passe court bourré de symboles, et bien plus facile à retenir.
Le changement le plus notable : imposer un renouvellement périodique n'est plus recommandé. La raison est bien documentée — celui qui doit changer tous les trois mois ajoute un chiffre à la fin, et Été2025! devient Été2026!, ce qui est trivialement prévisible.
On change un mot de passe lorsqu'on le soupçonne compromis, et alors entièrement, pas par une variante.
Les règles de classes de caractères — une majuscule, un chiffre, un symbole — améliorent moins qu'on ne le croit, parce que les gens y répondent de façon très prévisible : la majuscule au début et le symbole à la fin.
L'ANSSI, l'agence nationale de la sécurité des systèmes d'information, publie des recommandations en français ainsi que des guides d'hygiène informatique, et le dispositif public d'assistance aux victimes de cybermalveillance offre une aide gratuite en cas d'incident. Ce sont des ressources peu connues et réellement utiles.
Et la règle la plus importante reste ailleurs : ne jamais réutiliser un mot de passe. Une seule fuite suffit alors à ouvrir tous vos comptes.
L'évaluation suit un principe simple : combien de tentatives faudrait-il à un attaquant.
| Propriété | Effet |
|---|---|
| Longueur | le facteur le plus déterminant |
| Caractère aléatoire | décisif, aucun motif |
| Variété des caractères | aide, moins que la longueur |
| Mots du dictionnaire | affaiblissent fortement |
| Données personnelles | pratiquement sans valeur |
Une phrase de passe de quatre ou cinq mots choisis au hasard atteint une robustesse très élevée tout en restant mémorisable. Le mot important est « au hasard » : une citation ou une parole de chanson n'en est pas.
Les substitutions de lettres par des symboles, @ pour a ou 0 pour o, n'apportent presque rien. Les outils d'attaque testent ces variantes par défaut.
Et un avertissement pratique pour le français : les caractères accentués et la cédille posent régulièrement problème lorsqu'il faut se connecter depuis un clavier d'une autre disposition — à l'étranger, sur un poste d'entreprise, ou dans une console de récupération. L'apport en sécurité est faible, le coût pratique peut être la perte d'accès.
Évitez aussi les noms de clubs, les prénoms de la famille et les plaques d'immatriculation : ce sont les premiers essais.
Deux mesures qui valent davantage que n'importe quelle règle de mot de passe.
Un gestionnaire de mots de passe résout le problème à la racine : il génère un mot de passe aléatoire long pour chaque service, et vous n'avez qu'une seule bonne phrase maîtresse à retenir.
Cette phrase maîtresse est justement l'endroit où une longue phrase de passe se justifie pleinement.
La double authentification est la seconde grande mesure. Même si votre mot de passe tombe entre de mauvaises mains, le second facteur manque.
Toutes les méthodes ne se valent pas : une application d'authentification ou une clé de sécurité matérielle sont nettement plus sûres que les codes par SMS, interceptables par détournement de carte SIM.
Cela compte particulièrement en France, où de nombreux services bancaires et administratifs reposent sur le SMS. Choisissez l'application quand le service la propose.
Et pour l'avenir : les clés d'accès remplacent le mot de passe par une paire de clés sur votre appareil. Elles résistent à l'hameçonnage parce qu'elles sont liées au domaine réel, et de plus en plus de services français les prennent en charge.
Cet outil fonctionne entièrement dans le navigateur : le mot de passe saisi ne quitte pas votre appareil.
La longueur. Une phrase de passe longue bat un mot de passe court plein de symboles.
Ce n'est plus recommandé. Le changement imposé produit des variantes prévisibles.
Presque à rien. Les outils d'attaque testent ces variantes par défaut.
Mieux vaut éviter : peu de gain et un risque réel depuis un clavier d'une autre disposition.
Une application d'authentification ou une clé matérielle, plutôt que le SMS.
Non, la vérification est locale.