Calculateur de crédit
Mensualité, TAEG et taux d’endettement.
Calculatrices
Pouvoir d'achat et indices de référence.
C'est ce qui distingue l'indice français d'une simple statistique.
L'INSEE publie mensuellement l'indice des prix à la consommation, calculé sur un panier de biens et services pondéré selon la structure de consommation des ménages.
Cet indice sert de référence à de nombreux mécanismes : la revalorisation du SMIC, celle des pensions, et l'indexation de contrats.
Pour les loyers d'habitation, la référence n'est pas l'indice général mais l'indice de référence des loyers, publié trimestriellement par l'INSEE et calculé sur une moyenne glissante de l'inflation hors tabac et hors loyers.
Point pratique important : la révision annuelle du loyer n'est possible que si une clause du bail la prévoit, et elle ne peut se faire qu'à la date convenue et dans la limite de la variation de cet indice. Un bailleur qui ne l'applique pas dans l'année perd la possibilité de la rattraper rétroactivement au-delà de ce que la loi permet.
Il existe par ailleurs un indice des prix harmonisé, calculé de façon comparable dans toute l'Union européenne et auquel se réfère la Banque centrale européenne. Il diffère légèrement de l'indice national.
Le chiffre mensuel décrit un ménage moyen qui n'existe pas.
Un locataire en zone tendue qui se déplace beaucoup vit une évolution très différente de celle d'un propriétaire ayant fini de rembourser et vivant en zone rurale.
Cela s'est vu nettement en 2022 : avec l'énergie et l'alimentation en forte hausse, les ménages modestes ont davantage souffert, parce qu'ils y consacrent une part plus grande de leur budget.
À l'inverse, les mesures de bouclier tarifaire ont amorti la hausse des prix de l'énergie en France par rapport à plusieurs pays voisins, ce qui explique un écart avec l'inflation observée ailleurs en Europe sur cette période.
La pondération du panier est révisée régulièrement pour suivre l'évolution de la consommation, ce qui invite à la prudence sur les comparaisons très longues.
Et rappelez-vous : une baisse du taux d'inflation ne signifie pas une baisse des prix, seulement une hausse plus lente.
C'est là que le calculateur devient utile.
L'argent sur un compte courant perd de la valeur réelle tant que sa rémunération est inférieure à l'inflation. À 2 % d'inflation et 0 % d'intérêt, 10 000 € équivalent après dix ans à environ 8 200 € de pouvoir d'achat actuel.
Ce qui compte est le taux réel : taux nominal moins inflation. Ce n'est que s'il est positif que votre patrimoine progresse vraiment.
Le taux du Livret A est fixé par une formule qui tient compte de l'inflation, ce qui le protège partiellement — mais des mécanismes de plafonnement ont pu, à certaines périodes, le maintenir sous l'inflation constatée. Son exonération fiscale reste toutefois un avantage réel, car ailleurs les prélèvements viennent s'ajouter à l'érosion.
Sur les dettes, l'inflation joue en sens inverse : le capital restant dû est un montant nominal fixe qui perd du poids réel. C'est un avantage pour l'emprunteur à taux fixe, qui est la norme en France pour l'immobilier.
Pour la retraite, c'est le facteur le plus important de tous : sur trente ou quarante ans, l'inflation détermine votre niveau de vie plus que presque toute autre variable. Raisonnez toujours en euros constants.
L'INSEE, mensuellement, sur un panier pondéré selon la consommation des ménages.
Sur l'indice de référence des loyers, et seulement si le bail prévoit une clause de révision.
L'indice décrit un ménage moyen. Logement, énergie et transport pèsent différemment selon les budgets.
Non. Cela signifie seulement qu'ils montent moins vite.
Le taux nominal moins l'inflation. Il doit être positif pour que votre épargne progresse.
Non.