Calculateur de crédit
Mensualité, TAEG et taux d’endettement.
Calculatrices
Intérêts composés et fiscalité des enveloppes.
C'est la particularité française et elle est décisive sur le résultat net.
| Enveloppe | Fiscalité des gains |
|---|---|
| Livret A, LDDS | exonérés, plafond de versement |
| LEP | exonéré, sous condition de revenus |
| PEA après 5 ans | prélèvements sociaux seuls |
| Assurance-vie après 8 ans | abattement annuel puis taux réduit |
| Compte-titres ordinaire | prélèvement forfaitaire unique |
Le prélèvement forfaitaire unique — la « flat tax » — s'applique par défaut aux revenus du capital et combine impôt sur le revenu et prélèvements sociaux. Vous pouvez opter pour le barème progressif si c'est plus favorable, mais l'option vaut pour l'ensemble de vos revenus de capitaux mobiliers de l'année.
Le Livret A et le LDDS sont totalement exonérés, y compris de prélèvements sociaux, ce qui est rare en Europe. En contrepartie leur plafond de versement est limité et leur taux est fixé par l'État.
Le PEA impose une durée : les retraits avant cinq ans entraînent la clôture et la fiscalité normale, alors qu'après cinq ans seuls les prélèvements sociaux restent dus. Sur un horizon long, cet écart est considérable.
L'assurance-vie offre après huit ans un abattement annuel sur les gains, doublé pour un couple, et un taux réduit au-delà. Elle conserve en outre un régime particulier en matière de transmission.
La conséquence pratique est contre-intuitive : réfléchir à l'enveloppe avant de choisir le support rapporte souvent plus que de chercher un meilleur rendement.
L'effet n'est pas linéaire, et c'est ce que presque tout le monde sous-estime.
Les intérêts composés signifient que les gains produisent à leur tour des gains. Les premières années, il ne se passe presque rien ; ensuite cela accélère nettement.
La règle des 72 donne un repère : divisez 72 par le rendement en pourcentage et vous obtenez le nombre d'années approximatif pour doubler. À 6 %, environ douze ans.
La durée est donc le levier le plus puissant, davantage que le montant versé. Commencer dix ans plus tôt pèse souvent plus que doubler l'effort d'épargne.
Et le report d'imposition compte : dans un PEA ou une assurance-vie, tant que vous ne retirez pas, l'impôt n'est pas dû et la somme continue de travailler. Sur trente ans, cet effet est loin d'être marginal.
Les frais sont le seul facteur que vous connaissez avec certitude. Un point de frais annuels paraît anodin et ampute une part considérable du capital final. En assurance-vie, additionnez les frais de gestion du contrat et ceux des supports : les deux se cumulent.
Un calculateur ne vaut que ses hypothèses.
Raisonnez en rendement réel, pas nominal. 6 % avec 2 % d'inflation font environ 4 points de pouvoir d'achat gagné, et c'est cela seul qui compte.
Ne supposez pas un rendement régulier. Les marchés fluctuent, et l'ordre des années importe particulièrement si vous retirez au lieu de verser.
Intégrez les prélèvements sociaux même quand l'impôt sur le revenu ne s'applique pas : sur un PEA après cinq ans ou une assurance-vie, ils restent dus sur les gains.
Et rendez le versement dynamique. Un montant fixe pendant trente ans perd du poids réel ; le relever chaque année de l'inflation change sensiblement le résultat.
Cette page calcule et ne constitue pas un conseil en investissement.
Cela dépend de l'horizon : Livret A pour le court terme, PEA au-delà de cinq ans, assurance-vie au-delà de huit.
Le prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital, combinant impôt sur le revenu et prélèvements sociaux.
Oui, y compris de prélèvements sociaux, mais son plafond de versement est limité.
Environ 72 divisé par le rendement en pourcentage. À 6 %, une douzaine d'années.
Un point par an ampute fortement le capital à trente ans. En assurance-vie, les frais se cumulent.
Non, tout est calculé dans cette page.