Calcul brut en net
Du salaire brut au net, avec prélèvement à la source.
Salaire & Impôts
Fixer son tarif en indépendant.
L’erreur classique consiste à diviser un salaire annuel par 218 jours. On arrive alors très en dessous du compte.
Un salarié à temps plein travaille environ 218 jours par an et est payé pour tous, congés et maladie compris. Un indépendant n’en facture qu’une fraction.
Comptez entre 150 et 190 jours facturables par an en activité à temps plein. Le reste part en prospection, administration, formation, et dans les périodes creuses entre deux missions.
Ce qu’un salarié ne paie pas et vous si : congés, arrêts maladie, retraite, prévoyance, formation, assurances, matériel, comptabilité, et l’intercontrat.
La prévoyance est le poste le plus souvent oublié et le plus coûteux à ne pas avoir : sans elle, un arrêt de travail signifie zéro revenu.
Le choix du régime change fortement le calcul, et il n’y a pas de réponse unique.
En micro-entreprise, les cotisations sociales se calculent en pourcentage du chiffre d’affaires encaissé, sans déduction des charges réelles. Les taux diffèrent selon l’activité : vente de marchandises, prestations de services commerciales, ou activités libérales.
L’impôt se calcule sur le chiffre d’affaires après un abattement forfaitaire censé représenter vos charges — 71 % pour la vente, 50 % pour les prestations commerciales, 34 % pour les activités libérales. Si vos charges réelles dépassent cet abattement, le régime vous désavantage.
L’option pour le versement libératoire permet, sous condition de revenu fiscal, de payer l’impôt en même temps que les cotisations, à un taux fixe.
Au régime réel, vous déduisez vos charges effectives et cotisez sur le bénéfice. C’est plus lourd administrativement et souvent plus avantageux dès que les charges sont significatives.
N’oubliez pas la cotisation foncière des entreprises, due chaque année après la première, indépendamment du régime.
Le décalage de trésorerie met en difficulté beaucoup de débutants.
Les cotisations sociales et l’impôt ne sont pas prélevés à la source sur vos factures. Vous les payez plus tard, et cela arrive en même temps que d’autres échéances.
La règle usuelle : réservez un tiers à la moitié de chaque encaissement sur un compte séparé, selon votre régime et votre niveau de revenu.
La TVA en fait partie si vous la facturez : cet argent ne vous a jamais appartenu.
Prévoyez aussi une réserve de trésorerie couvrant plusieurs mois de charges fixes, car les délais de paiement s’allongent facilement et un client qui paie en retard n’est pas un cas exceptionnel.
Ceci est informatif et ne constitue pas un conseil fiscal ; un expert-comptable se rentabilise vite dès que l’activité se développe.
Entre 150 et 190 à temps plein. Le reste part en prospection, administration et intercontrat.
71 % pour la vente, 50 % pour les prestations commerciales, 34 % pour le libéral.
Dès que vos charges réelles dépassent l’abattement forfaitaire.
Le paiement de l’impôt à taux fixe en même temps que les cotisations, sous condition de revenu fiscal.
Un tiers à la moitié de chaque encaissement, TVA comprise si vous la facturez.
La prévoyance. Sans elle, un arrêt de travail signifie zéro revenu.