Calcul brut en net
Du salaire brut au net, avec prélèvement à la source.
Salaire & Impôts
Conséquences d’un congé sans solde.
La perte de salaire est la partie visible. Le reste se découvre après.
| Élément | Effet |
|---|---|
| Salaire | suspendu pendant la période |
| Congés payés | pas d’acquisition sur la période |
| Trimestres de retraite | pas de validation sans cotisation |
| Ancienneté | généralement suspendue |
| Complémentaire santé | à vérifier — souvent à votre charge |
| Droits au chômage | période non prise en compte |
Les trimestres de retraite sont le point le plus coûteux à long terme. Un trimestre se valide par un montant de cotisations, et une absence prolongée peut faire manquer des trimestres — ce qui recule votre départ à taux plein.
La complémentaire santé mérite une question précise à votre employeur : selon les cas, elle est maintenue avec votre part à payer, ou suspendue.
Le congé sans solde ne figure pas dans le Code du travail comme un droit général. Il résulte d’un accord entre vous et votre employeur, qui peut refuser sans motif.
Formalisez-le par écrit : dates de début et de fin, poste retrouvé au retour, et sort des éléments accessoires comme un véhicule ou un logement de fonction.
Il existe en revanche des congés encadrés par la loi, ouvrant droit à absence sous conditions : le congé sabbatique, le congé pour création d’entreprise, le congé de solidarité familiale, le congé de proche aidant, le congé parental d’éducation.
Ces congés obéissent à des conditions d’ancienneté et de délai de prévenance, et certains ouvrent droit à une indemnisation ou au maintien de certains droits. Renseignez-vous sur celui qui correspond à votre situation avant de demander un congé sans solde, souvent moins protecteur.
D’autres congés sont eux rémunérés en tout ou partie : congé de paternité et d’accueil, congé de proche aidant indemnisé, congé pour événements familiaux. Vérifiez sur service-public.fr.
Pendant le congé, le contrat est suspendu mais non rompu. L’obligation de loyauté demeure : travailler pour un concurrent pendant cette période peut justifier un licenciement.
Votre couverture maladie de base est en général maintenue pendant une période après la fin des cotisations, mais cette continuité n’est pas illimitée. Vérifiez auprès de votre caisse.
Au retour, vous devez retrouver votre poste ou un poste équivalent avec une rémunération au moins équivalente. Faites-le préciser dans l’accord écrit.
Si vous envisagez un départ définitif plutôt qu’un congé, examinez la rupture conventionnelle : elle ouvre droit à l’assurance chômage, contrairement à une démission, et comporte un délai de rétractation de quinze jours après signature.
Ceci est informatif et ne constitue pas un conseil juridique.
Non, ce n’est pas un droit général. Votre employeur peut refuser sans motif.
Non, sans cotisation il n’y a pas de validation. C’est l’effet le plus coûteux à long terme.
Non, pas sur la période non travaillée.
Cela dépend de l’accord : parfois maintenue avec votre part à payer, parfois suspendue. Demandez-le par écrit.
Oui — sabbatique, création d’entreprise, proche aidant, parental. Certains ouvrent des droits.
L’obligation de loyauté demeure. Travailler pour un concurrent peut justifier un licenciement.